Ateliers

*atelier #21.1

Atelier 1 * Interpréter un texte au double-sens du jeu et de l'analyse (Représenter l'activité silencieuse et invisible de la pensée)

Nicolas Zlatoff

Du 8 au 26 février, 90 heures / Ferme des Tilleuls, Renens

Horaires : du lundi au vendredi, de 10h30 à 12h30 et de 14h00 à 18h00

Prix libre dès Fr. 120.-- pour 3 semaines d’atelier

L'atelier#1 est complet ! 

S’il fallait décrire mon travail, on pourrait dire que je cherche à représenter scéniquement l’activité, habituellement silencieuse et invisible, de la pensée d’un·e acteur·ice au travail. Par « pensée », j’entends aussi bien l’action de forger des concepts que l'association d'idées, la divagation et le délire, voire l’ivresse et la folie. Je prolonge une technique issue de l’Analyse-Action, forgée par Constantin Stanislavski puis par Maria Knebel, dans laquelle les acteur·ices tentent de jouer un texte de théâtre avec leurs propres mots, en ne connaissant pas encore ce texte « par cœur». L’acteur·ice développe ainsi une aptitude à « penser et vêtir ses pensées des mots que l’auteur lui a donnés ».

 

NICOLAS ZLATOFF * Diplômé de la Manufacture – HETSR de Lausane en 2013, il y développe pendant deux ans une recherche à la fois théorique et pratique sur la représentation de l’acte de penser. À sa sortie de l’Ecole, il crée Gaspard Productions à Sierre, travaille avec le TLH-Sierre, le Musée d’Art Brut (Lausanne), l’Orchestre de Chambre de Lausanne, Valeria Bertolotto et Aline Papin (projetAutofedre) et enseigne à la HES du Valais ainsi qu’à la Manufacture. Il dirige actuellement un nouveau projet de recherche, soutenu par le FNS, qui vise à faire interagir, sur scène, des acteurs et des agents conversationnels, issus des techniques informatiques du Deep Learning.

 

*atelier #21.2

*Atelier 2 * Le Misanthrope et la vie sauvage

Guillaume Béguin

Du 15 au 26 mars, 60 heures / Arsenic, Lausanne

Horaires : du lundi au vendredi, de 10h30 à 13h00 et de 14h00 à 17h30

Prix libre dès Fr. 80.-- pour 2 semaines d’atelier

L'atelier#2 est complet ! 

L’hypothèse autour de laquelle j’aimerais travailler est que la vie courtisane tant décriée par Alceste dans Le Misanthropede Molière est en réalité entièrement sauvage : aussi sauvage que l’idéale nature qu’il porte aux nues, et qu’il espère tant atteindre afin d’échapper à l’insincère artifice tant haï. Nous chercherons à théâtraliser cette vie courtisane et sauvage, et nous verrons comment Alceste se débat pour s’extraire d’une condition qui pourtant le définit. Nous enquêterons sur sa relation à l’amour, qu’il considère peut-être comme une échappatoire, un outil d’émancipation, ou un miroir contre lequel il se heurte sans fin. Nous convoquerons également la figure de Robert Walser, à travers son roman Les enfants Tanner, où Simon Tanner choisit de se placer en marge de la société, sans ressource, sans amour, mais sans renoncer à son environnement et au liens humains. Nous confronterons Walser à Molière, et nous enquêterons sur notre propre quête « d’appartenance » à la nature, au monde sauvage, à la société, à l’amour.

GUILLAUME BÉGUIN * Né en 1975, il est metteur en scène, auteur, comédien et pédagogue. Ses pièces, peuplées de singes, de robots et d’humains en décomposition-recomposition, interrogent le rôle de l’imaginaire dans la fabrique de l’individu humain — ou de l’espèce humaine en général. Après avoir régulièrement écrit au plateau (Le Baiser et la morsure, 2013, Le Théâtre sauvage, 2015), il écrit dorénavant seul, pour ses interprètes. Titre à jamais provisoire (créé en 2018 au Théâtre Vidy-Lausanne), sa dernière pièce, évoque la dilution de la personnalité humaine dans celle du robot. Depuis 2007, il met également en scène, ou adapte pour la scène, des textes de Jon Fosse, Magnus Dahlström, Édouard Levé, Martin Crimp, William Shakespeare… Il enseigne aussi le jeu et la mise en scène dans plusieurs hautes écoles de théâtre et collabore avec plusieurs compagnies comme conseiller ou dramaturge.

 

*atelier #21.3

Atelier 3 * Nos ressources et notre matière  la biographie vraie ou fausse

Marielle Pinsard

du 10 au 28 mai, 60 heures / Théâtre de l'Oriental, Vevey

Horaires :  13h30-18h

Prix libre dès Fr. 40.-- pour 3 semaines d’atelier 

L'atelier#3 est complet !  

J’expérimente cette méthode depuis dix ans avec des élèves de grandes écoles françaises et suisses, ainsi qu’à Montréal. Bien sûr, il y a mille façons d’aborder l’écriture de plateau. J’ai moi-même développé plusieurs méthodes. Voici celle que je propose d’aborder au cours de cet atelier: la biographie & le sosie. Au début, je pose seize questions, apparemment anodines, mais personnelles. Puis je demande à l’acteur·ice de m’indiquer un sosie connu. Ce travail autour de la biographie et du sosie part de l’expérience et de l’imaginaire personnels, dans un but d’autonomie, mais c’est aussi un travail de groupe. Le challenge est qu’il n’y ait à la fin plus qu’une seule écriture originale, pas de coudre les improvisations les unes derrière les autres, mais de trouver un flux commun.

MARIELLE PINSARD * Née en 1968, Marielle  Pinsard  fait ses classes de comédienne à l’École d’Art Dramatique de Lausanne de 1989 à 1992. En 2000, elle crée la Compagnie Marielle Pinsard et, sous ce label, écrit des textes qu’elle met elle-même en scène : Comme des couteaux, Nous ne tiendrons pas nos promesses, Pyrrhus Hilton, On va tout Dallasser Pamela, Rock Trading … Elle a créé 27 spectacles à ce jour. Depuis 2015 elle collabore avec plusieurs groupes de théâtre de Bruxelles comme la « Clinic Orgasm Society » ou certains membres du « Nimis Groupe » de Liège comme Anne Sophie Sterck. En 2017, elle gagne le Prix suisse du théâtre récompensant « une artiste multidisciplinaire au talent singulier ». En 2019, Marielle Pinsard est invitée à Montréal par le CEAD (auteur·ices du Québec) afin de partager des outils pour produire de la matière écrite et de relancer les comédien·nes selon sa méthode : « l’écriture de plateau via la biographie vraie ou fausse des participant·es ».

 

*atelier #21.4

Atelier 4 * Corps en-jeux

Manon Krüttli

Automne, deux semaines, 60 heures

Horaires et dates à confirmer

La recherche que je propose de mener dans cet atelier questionne le corps commun de l’acteur·ice sur scène. Comment créer et augmenter une écoute collective ? Dans quels dispositifs mettre en jeu les corps afin de les rendre poreux… aux autres, à l’environnement, à l’invisible ? Comment ce lâcher-prise collectif peut-il être jubilatoire et permettre à chacun d’augmenter sa liberté d’acteur·ice ? Les *joueur·ses seront invité·es à explorer différents types de protocoles de jeu inspirés du few point, de la PNL et de la danse contemporaine, et qui permettent de développer l’écoute, la perméabilité et la réactivité et ainsi à augmenter la liberté d’action sur le plateau. Au début, le travail sera presque exclusivement physique, et nous nous confronterons au texte dans un deuxième temps afin d’éprouver comment ces protocoles nous donnent des outils concrets d’interprétation.

MANON KRÜTTLI * Après des études au Conservatoire de Genève et aux Universités de Berne et de Berlin ponctuées d’assistanats à la Schaubühne et au Théâtre Vidy-Lausanne, Manon Krüttli complète sa formation avec un master en mise en scène à La Manufacture. En 2009, elle crée la cie les minuscules (Genève) avec Charlotte Dumartheray et Léonie Keller, avec laquelle elle conçoit plusieurs spectacles. En 2016, elle fonde sa propre compagnie KrüKrew et présente ChériChérie au Théâtre 2.21 à Lausanne. Elle travaille régulièrement au POCHE/GVE et met en scène Unité Modèle et Les Morb(y)des (2016), La Côte d'Azur de Guillaume Poix (2018) et Trop courte des jambes de Katja Brunner (2019). Durant la saison 2018/2019, elle a présenté Le Large existe (mobile 1), création qu'elle signe avec Jonas Bühler dans le cadre des Belles complications#2.