Training permanent

Pratique animée par 6 entraineur·eusexs

Prix libre dès: 5.-- par séance – Sans inscription, sans engagement sur la durée 

Renseignements: contact@lafc.ch

Au vu de l'engouement autour du training permanent initié par Nicolas Zlatoff durant la saison #1, nous avons décidé de maintenir cette formule tout au long de la saison #2. Nous vous proposons un training de pratique hebdomadaire, à destination des professionnel·lexs des arts vivants, sans inscription préalable et sans engagement dans la durée. Il est ainsi possible de participer à une ou plusieurs séances, sans avoir nécessairement suivi les précédentes. Six entraîneur·eusexs se passeront le relais pour vous faire découvrir des pratiques variées. Vous trouverez ci-dessous les informations du training permanent pour toute la saison #2 

Approche de la technique Meisner

Prune Beuchat

Le but de la technique Meisner (développée par le professeur de théâtre états-unien Sanford Meisner) est de sortir le comédien de son mental, de manière à ce qu’il réagisse spontanément dans la relation avec son partenaire. Il s’agit, par la pratique régulière d’un exercice très structuré, de développer son écoute active, son point de vue, sa spontanéité et donc sa présence sur un plateau. Cette technique englobe aussi le travail de préparation émotionnelle, d’improvisation et d’analyse de texte. C’est une méthode qui se digère lentement. Prune Beuchat, qui fréquente la technique Meisner depuis plusieurs années, et qui l’utilise pour nourrir son propre jeu, en proposera ici une initiation.

PRUNE BEUCHAT * Formée à l’ENSATT, Prune Beuchat a joué à la Comédie-Française sous la direction d’Omar Porras et de Christophe Rauck. Au théâtre, elle travaille notamment avec Jacques Vincey, Anne Bisang, Gérard Desarthe, Nicolas Gerber, Philippe Mentha, Michel Raskine, Anne Astolfe (cie Le Laabo), Louise Vignaud, Baptiste Guiton, Nicolas Zlatoff et Cédric Dorier. Elle a tourné dans des séries et courts-métrages, notamment avec Eric Woreth, Serge Meynard, Guillaume Mainguet, Guilhem Amesland, Ludovic Damiano et deux longs-métrages de Okacha Touita et Robin Harsch. Elle pratique la méthode Meisner avec Pico Berkowitch depuis 2015. En 2018 et 2019 elle est assistante d’enseignement et de recherche à La Manufacture à Lausanne. 

 

TRAINING PERMANENTS PASSÉS / SAISON #2

 

 « Le Juste Effort » — Appuis vocaux et musicaux pour la pratique scénique

François Renou

Un intérêt majeur de la pratique chorale comme de la technique vocale classique est d’aider à maîtriser le rapport entre « l’artifice », c’est-à-dire le code-outil de monstration, et ses sources organiques. Si certain·es parviennent à construire une expressivité vocale de manière spontanée, beaucoup d’entre nous percevons la voix comme un endroit de fragilité plus ou moins inéluctable. Il n’est pas toujours évident d’appréhender cette énergie brute, et d’être capable de l’apprivoiser de manière à ce qu’elle soit agréable, réitérable et valorisable dans nos pratiques scéniques. Ainsi, apprendre à « jouer » de cet instrument si singulier, seul et/ou à plusieurs, c’est identifier les rapports internes à soi en jeu dans l’acte de chanter. Paradoxalement, ceux-ci sont vecteurs de présence par un dédoublement : être à la fois instrumentiste et instrument, actif·ve et à l’écoute,  volontaire et instinctif·ve, conscient·e de ce qui tient et de ce qui bouge. Ce training s’adresse donc à celles et ceux qui sont amené·es à chanter en scène, mais aussi aux professionnel·les qui souhaitent diversifier ou approfondir leurs appuis techniques. 

FRANCOIS RENOU * est metteur en scène et chanteur. Il est l’auteur de plusieurs mises en scène d’opéra et de théâtre musical, en commande comme en création. Il collabore avec de nombreuses compagnies et institutions de l’arc lémanique, et assure le suivi vocal d’artistes scéniques de la région. Il chante depuis 2014 au sein de l’Ensemble Vocal Lausanne, et a co-fondé le quatuor vocal Pymazov en 2018. 

 

Théâtre documentaire — Récolter et jouer

Jean-Daniel Piguet

Je viendrai d’abord m’appuyer sur le cinéma documentaire, afin d’aborder des questions liées au tournage et au montage (la récolte et l’écriture). Cet abord théorique sera nourri par des exercices pratiques au plateau (travail à l’oreillette sur des séquences de film). Ensuite, nous questionnerons plus directement le champ du théâtre documentaire, et nous essaierons de trouver une manière qui nous semble « juste » pour récolter quelques matériaux dans la réalité qui nous entoure.  

Comment aborder ces matériaux pour qu’ils prennent de l’ampleur sur un plateau ? Est-ce différent d’un travail vis-à-vis d’un texte écrit par un auteur de théâtre ? Le théâtre documentaire nous empêche d’emblée d’aller vers l’incarnation d’un personnage. En effet, contrairement à Hamlet (qui n’existe pas, et qu’on pourrait éventuellement prétendre faire « apparaître »), les paroles documentaires font références à des personnes existantes : ce serait déjà partir perdant que de tenter d’incarner une personne qui existe, car nous ne ferons jamais mieux que ce qui est déjà là. A la place d’incarner, nous sommes donc contraint·es d’essayer de fantasmer, de caricaturer, de reconstituer, de faire sonner (comme des musicien·nes), etc.  

JEAN-DANIEL PIGUET * est metteur en scène. Il crée des spectacles qui questionnent le potentiel fictionnel de la réalité qui nous entoure (Passe, Pas Perdus, Memoria Libera, Partir). Il travaille avec plusieurs ami·es artistes en tant que collaborateur artistique, dramaturge ou performer (Mélina Martin, Oscar Gomez Mata, Rémi Dufay, Camille Mermet, Yan Duyvendak, Mélanie Gobet, Maxime Gorbatchevsky, Floriane Mésenge). Aimant interroger le lien entre théâtre et société, il suit deux parcours de la Marmite – mouvement artistique, culturel et citoyen- en tant qu’artiste associé. En 2020, il est lauréat de la Bourse Leenaards.  

 

Le corps créatif: Explorations corporelles et improvisation danse basées sur le Body-Mind Centering®

Solange Schifferdecker

La beauté de la recherche corporelle est qu’elle est infinie, qu’elle touche directement notre quotidien et le travail artistique scénique (danse, théâtre) par une meilleure conscience de notre posture physique, qu’elle nous relie directement et profondément à nous-mêmes et qu’elle est un potentiel de créativité et d’expression fantastique. Un outil de ce training est l’anatomie du corps. Mieux connaître les différentes structures du corps humain permet d’en faire une source de création. Ce training s’adresse à toute personne qui aime bouger, danser, explorer. Chaque séance sera l’occasion de plonger dans une structure spécifique du corps (squelette, organes, liquides, muscles, développement moteur de l’enfant…), puis de jouer avec les qualités et sensations qui en ressortent : comprendre et approfondir les intentions corporelles qui émergent, développer des nuances, sortir de ses habitudes corporelles et créer des atmosphères spécifiques par le mouvement. 

 SOLANGE SCHIFFERDECKER * Diplômée en 2009 d’un Bachelor en théâtre physique à l’Accademia Teatro Dimitri (HES), Solange Schifferdecker a complété ses études par une année à l’atelier de théâtre physique de l’Académie Universitaire JAMU (Rep. Tchèque). Elle pratique ensuite son métier en Suisse et en Belgique, avec des compagnies de théâtre et de danse, mêlant constamment ces deux arts. Elle développe ses propres créations artistiques dont Voisinage moléculaire présenté à Lausanne ainsi qu’à Locarno en 2018, travaille avec Marcela San Pedro et  rejoint dès 2017 la troupe permanente du SAT, dirigée par Gabriel Alvarez. En parallèle, elle approfondit une recherche dans les divers langages du corps à travers des stages de danse contemporaine, danse butoh et se forme en tant qu’éducatrice somatique en Body-Mind Centering®. Depuis 2018, elle donne des cours et stages en lien avec le BMC® en Suisse et notamment à l’Accademia Dimitri. 

 

Fabio Bergamaschi                  Improvisation sur le mouvement

Ce training propose un travail sur la perméabilité des corps dans un dialogue physique basé sur l’improvisation. A travers une prise de conscience tant personnelle qu’environnementale, une dynamique de groupe se développera lors des performances en solo, duo ou en groupe.

En explorant les outils de l’improvisation du mouvement tels que l’espace, le temps, le poids et les impulsions du mouvement, ce training cherchera à créer un flux continuel d’idées pour développer une composition spontanée. A partir de la peau et en passant par les différentes couches de la structure du corps, un dialogue s’établira entre l’observation et l’attention ; un cadre sera créé, qui permettra de ramener à la conscience les choix que nous faisons et les possibilités qu’ils déterminent, en provoquant un état profond d’écoute.

 Né en Italie, Fabio Bergamaschi étudie la danse à L’Atelier de Danse-Théâtre de Milan, dans La scuola d’arte drammatica Paolo Grassi (IT). Lauréat d’une bourse d’études, il intègre ensuite La scuola di specializzazione per danzatori contemporanei, coordonnée par l’Art/Aterballetto Dance Company (IT). Entre 2002 et 2016, il a travaillé à Suisse pour à la Compagnie Alias, basé à Genève. Actuellement, il travaille régulièrement avec la Cie Prototype Status/J. Morand et est intervenant à La Manufacture - Haute école des arts de la scène. En février 2015 il obtient un CAS en Médiateur culturel à l’HES-SO de Lausanne. En parallèle, il collabore avec de nombreuses compagnies de danse en Suisse et ailleurs.

Agathe Hauser           L’improvisation pour quand on a pas d’idée du tout de quoi faire et que ça devient gênant

Qu’est-ce qui se passe quand il ne se passe rien ?

Comment improviser sans avoir une bonne idée de scène à jouer ?

Est-ce qu’on peut jouer des scènes sans histoire, sans drame, sans tension, sans conflit ? Comment on joue quand on n’a rien à jouer ?

L’idée est d’explorer comment on peut se rendre disponible en tant qu’acteur et actrice à la moindre micro-fiction, au plus petit stimulus et à comment il nous impacte, comment appréhender cette sensation d’être en scène, sous le regard de quelqu’un·e·x, sans chercher à produire du contenu spectaculaire, tout en étant prêt·e·x à saisir les occasions de jouer seul·e·x, avec ses partenaires ou avec le public, découvrir comment nous impacte ce travail du cerveau qui consiste à repousser « les bonnes idées » qu’il crée, tout en restant attentif aux idées qui sont là autour de lui et dont il pourrait se saisir pour faire advenir une scène.

Agathe Hauser est née en 1991 à Lausanne. C’est aussi là qu’elle s’est formée à l’Ecole supérieure de théâtre des Teintureries, dont elle sort diplômée en 2016. Depuis, elle a joué dans Stück Plastik de Marius von Mayenburg mis en scène par Gianni Schneider, A deux heures du matin de Falk Richter mis en scène par Gabriel Dufay, Bruxelles, printemps noir de Jean-Marie Piemme mis en scène par Philippe Sireuil, Le Roi se meurt d’Eugène Ionesco mis en scène par Cédric Dorier.

Elle a écrit et mis en scène Klagenfurt en 2016 dans le cadre du festival « Les Envolées » aux Teintureries, ainsi que Liberté : une recherche improvisée avec 5 adolescent·es, présenté à la Grange de Dorigny en 2017.

Elle est également improvisatrice, notamment sous la direction d’Alain Börek dans Les Furieuses et Dance is the answer, ou de Marion Chabloz dans Eminence Grise.

TRAINING PERMANENTS PASSÉS / SAISON #1

Training 1 * Méthode respiratoire 

Coralie Vollichard 

3 mois, 10 cours, 30 heures 

 La méthode de respiration Sandra-Romond permet une exploration profonde et minutieuse de l’instrument respiratoire. En effet, elle met à jour l’importance de l’expiration dans le travail de l’acteur·ice, comme étant un vecteur majeur d’authenticité et d’ancrage de la parole.  

La pratique s’articule en deux temps : la gymnastique respiratoire (renforcement des muscles profonds qui participent à la physiologie du souffle) et la phonation (ouverture du larynx, relâchement de la gorge et détente  de la mâchoire).  

Par l’exercice régulier de cette méthode de respiration, l’acteur·rice peut développer avec aisance une endurance vocale et un ancrage profond. De véritables résultats sont visibles sur la pose de voix avec davantage de calme et d’endurance. 

Ainsi la méthode invite à comprendre et sentir qu’en tant qu’êtres humains, dotés d’un appareil phonatoire, nous sommes des instruments à vent. Pour les acteur·ices, cette perspective permet de redonner à la respiration, et ici à l’expiration, toute son importance, pour l’adresse, la précision et le concret des mots énoncés à chaque prise de parole.  

CORALIE VOLLICHARD * Elle est professeure régulière de la méthode à l’école des Teintureries depuis 2018. Fille de musicien·ne·s, elle-même chanteuse et passionnée par l'expression corporelle, et le théâtre, elle se forme comme comédienne à  l'École de théâtre des Teintureries, où elle découvre la méthode de respiration Sandra-Romond. Dès sa sortie en 2017, elle se tourne plus intensément vers cette pratique auprès de Catherine Rétoré, qui tient l’école de la respiration de Paris et qui enseigne entre autres à l’ESAD. Elle travaille également comme comédienne et assistante à la mise en scène au théâtre avec différent·es artistes suisses et étranger·es comme Isabelle Vallon (cie Transvaldesia), Gian Manuel Rau, Ludmilla Nekrassov, Giulia Belet, etc. Elle jouera cette saison 20/21 dans Girls and Boys de Dennis Kelly, mis en scène par Clémence Mermet, au Théâtre 2.21 à Lausanne, et dans le projet Bande à part, un “midi théâtre” en création au Théâtre du Reflet à Vevey. Elle enseigne le théâtre aux amateurs depuis 2019 aux ateliers de la Madeleine à Lausanne et à Improsuisse depuis 2020. Elle est aussi chanteuse et co-compositrice dans le groupe de pop electro rock epic Don’t Kill Duncan, crée en 2019, notamment programmé au festival du Lombric en août 2020.

 

Training 2 * Atelier d’écriture 

Jérôme Richer 

3 mois, 10 cours, 30 heures 

Sous le familier, découvrez l’insolite, 

Sous le quotidien, décelez l’inexplicable. 

Puisse toute chose dite habituelle vous inquiéter. 

Dans la règle, découvrez l’abus 

Et partout où l’abus s’est montré, 

Trouvez le remède. 

(Extrait de L’Exception et la règle de Bertold Brecht) 

Quel rapport le théâtre entretient avec le réel ? Depuis le 19ième siècle, avec le Wozzeck de Büchner, le théâtre a opéré un glissement, mettant de plus en plus en scène des personnages qui n’appartiennent pas à la grande histoire, ou plutôt que cette grande histoire refuse de considérer comme ses protagonistes (au contraire des personnages illustres ou d’une classe opprimée consciente d’elle-même). C’est l’irruption du fait divers sur les scènes de théâtre. Plus qu’un objet de fascination, le fait divers nous parle de nous. Il nous demande de dépasser notre état de sidération pour aller au-delà des apparences et des jugements moraux. Le fait-divers est le lieu où s’exprime ce qui dysfonctionne dans une société. A travers l’atelier, nous attacherons à explorer les infinis possibilités d’écriture que recèlent les faits divers, en nous appuyant sur quelques pièces importantes du répertoire (celles d’Ödön Von Horvath, Rainer Werner Fassbinder, Bernard-Marie Koltès, …) et sur l’actualité du moment. 

 

JÉRÔME RICHER * Né en 1974, il suit d'abord une formation universitaire en droit, puis après un détour par l'éducation spécialisée, il se dirige vers l'écriture théâtrale et la mise en scène. Jérôme Richer se nourrit du réel pour écrire ses textes et construire ses spectacles. En tant qu'auteur, il est lauréat de plusieurs bourses et prix dont la bourse littéraire de Pro Helvetia et la bourse culturelle de la Fondation Leenaards. Trois de ses textes ont reçu le prix de la Société suisse des auteurs (SSA) à l'écriture théâtrale (Naissance de la Violence en 2006, Écorces en 2008, Défaut de fabrication en 2012).  

Ses textes ont été mis en scène, en espace ou en lecture en Suisse, en France, en Belgique, au Luxembourg, au Québec, en Allemagne, aux États-Unis et en Guinée. Ils sont publiés aux éditions Espaces 34, Bernard Campiche et Alna. Ils sont traduits en anglais et en allemand. Jérôme Richer anime très régulièrement des ateliers d'écriture, en particulier pour la Haute École de Travail Social (HETS) à Genève. 

 

Training 3 * Improvisation  

Tiphanie Bovay-Klameth & Adrien Knecht 

Trois mois, 10 cours, 30 heures 

Les outils de l’improvisation théâtrale permettent aux comédien·nes d’appréhender leur pratique sous un angle nouveau, de libérer leur imaginaire, d’écrire de façon spontanée, et les habituent à faire avec ce qui advient. 

Au travers d’exercices spécifiques, en groupe et en solo, mon idée est d’encourager la souplesse, la réactivité et la singularité de chacun·e. En trois mois, j’imagine donner des outils d’improvisation théâtrale qui permettent aux comédien·nes d'être capables d’inventer des scènes, de composer les un·es avec les autres et de se connecter à leurs singularités. 

Praticienne d'improvisation théâtrale depuis plus de vingt ans et enseignante depuis plus de dix ans, j’ai pu observer à quel point cette pratique exerce au lâcher-prise, à produire de la matière, à rebondir et à s’adapter. Cela est particulièrement utile lors de créations, d’écritures de plateau et d’auditions. 

 

TIPHANIE BOVAY-KLAMETH * Née en 1984, elle se forme comme comédienne à La Manufacture - HETSR de 2004 à 2007. En 2008, elle rejoint l’univers des Deschiens et joue Salle des Fêtes de Macha Makeïeff et Jérôme Deschamps, spectacle présenté dans toute la France, au Portugal et en Espagne. Au sein de la 2b company, elle travaille avec le metteur en scène François Gremaud (RE, en 2009). En compagnie de ce dernier et de Michèle Gurtner, elle fonde le collectif GREMAUD/GURTNER/BOVAY. À trois, ils créent KKQQ aux Urbaines, Récital à l’Arsenic, sont artistes associés du FAR festival de Nyon avec Présentation. Puis, ils créent Chorale, Western Dramedies, Les Potiers, Vernissage et Les Soeurs Paulin à l’Arsenic et au Centre Culturel Suisse de Paris, qu’ils présentent également en intégrale dans une collaboration avec le CCS et le Centre Pompidou, et enfin Pièce, au Théâtre de Vidy. Tiphanie Bovay-Klameth collabore également avec Marielle Pinsard en jouant et en participant à l’écriture de plusieurs pièces, avec Joël Maillard ou encore Guillaume Béguin. Parallèlement, elle a une grande expérience en tant qu’improvisatrice avec la Cie du Cachot, Lausanne-Impro, Improlabo, et fait partie de l’équipe suisse professionnelle d’improvisation avec laquelle elle a disputé la Coupe du Monde. Elle joue également à Paris Impro et remporte la Coupe avec l’équipe Trocadéro en 2018. En outre, elle donne des stages d’écriture de plateau à de jeunes comédiens dans le cadre de leur formation professionnelle. En 2017, elle crée la compagnie TBK afin de réaliser ses propres projets et présente son premier solo, D’Autres. Elle reçoit le prix François Silvant et fait l'ouverture de la Sélection suisse en Avignon 2018. En 2019, la Fondation Vaudoise pour la Culture lui décerne le Prix Théâtre. 

ADRIEN KNECHT* Comédien et musicien né en 1984, il débute l'improvisation théâtrale en 1998 au sein de la ligue d'improvisation vaudoise. Après avoir pratiqué les matches d'improvisation, il étend sa pratique à d'autres formes en rejoignant la troupe de Casting (2006) et en collaborant à la création des spectacles Improlido (2009), Dimanche (2014), Eminences grises (2017). En été 2016, il part aux États-Unis pour élargir sa pratique du théâtre improvisé et suit une formation au théâtre iO de Chicago. À côté de son activité d'improvisateur, il a également joué pour plusieurs metteur·es en scènes : Alexandre Doublet, Julien Barroche, Alain Borek et Pauline Castelli. En 2018, il crée la compagnie Knack qui lance le projet de spectacle improvisé Pur Bœuf, et la création collective Friture et chats errant (2021). Formé à la pédagogie (HEP) et à l'éducation populaire (Université de Lille), il enseigne le théâtre improvisé dans diverses structures et développe une offre de stage, seul ou en collaboration. Également actif dans le domaine de la musique (basse, contrebasse, chant), il explore l'univers de la chanson à texte avec la création de Fils Gillégitimes (2013), une relecture du répertoire de Jean Villard Gilles, et Georges encore (2017) explorant l'univers de Brassens. Il rejoint le groupe Kind & Kinky Zoo en tant que bassiste en 2017 avec lequel il sort trois singles, participe à quelques grands festivals (Paléo, Hook & Sling) et part pour plusieurs tournées à l'étranger (Allemagne, Italie, Autriche, Japon).